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Dormir la nuit, pour quoi faire?

C’est en devenant parents qu’on se rend compte que le sommeil est sacré. Les premiers mois sont souvent les plus durs, lorsque bébé pleure la nuit et qu’on ne sait pas vraiment quel est le problème. Imaginez-vous, moitié zombie, traversant la (ou les) pièce(s) pour arriver devant le lit de bébé. A-t-il faim? A-t-il besoin de proximité, faut-il le prendre dans ses bras? Sa tétine, elle est où bordel? C’est quoi cette odeur, il a la couche pleine? Bref, une période difficile qui, heureusement pour nous, s’est terminée assez rapidement, au bout d’environ 4 mois, quand Super-Fiston a tout à coup commencé à faire ses nuits. Bon, on était debout tous les matins à 5h, mais au moins on pouvait dormir sans interruption jusqu’à l’aube.

Bref, s’ensuit donc une période de nuits calmes, pendant presque 16 mois, où Super-Fiston, emprisonné allongé au fond de son lit à barreaux, dort. Attention je ne dis pas qu’on a tout le temps bien dormi. Il nous est souvent arrivé de nous lever la nuit, pour redonner à Super-Fiston sa tétine par exemple (on en met désormais 3 dans le lit, histoire de les trouver rapidement dans le noir). Ou d’avoir à subir ses pleurs pendant quelques minutes, en Dolby Surround (ne mettez jamais le Babyphone à fond juste à côté de vous sur la table de nuit!). Mais les nuits sont d’une manière générale moins éprouvantes qu’au début. En tout cas, c’est notre expérience.

Puis, un jour, Super-Fiston ne veut – vraiment – pas dormir. Et, par l’opération du saint esprit, il réussit à sortir de son lit alors que (a) il porte une turbulette (ses mouvements sont donc très limités) et (b) le lit a des barreaux qui lui arrivent au niveau du menton. On a entendu un gros « boum ». Ce jour là, on a flippé. Surtout qu’on ne l’a pas vu faire. Il a dû tomber sur la tête ou sur l’épaule. Le petit est né le même jour que Bruce Willis, on doit s’inquiéter? Imaginez votre enfant de 20 mois, en pleurs, qui avance lentement au milieu de la salle à manger, debout dans sa gigoteuse, alors qu’il est sensé être dans son lit et que vous êtes à 100% certain qu’il ne peut pas en sortir par lui-même. Bref, j’ai démonté les barreaux du lit dès le lendemain, sur un côté, pour que Super-Fiston puisse sortir « normalement » de son lit si l’envie lui prend. Et pour que nous puissions dormir la conscience tranquille, sans avoir à vivre d’autres chutes et cascades en tout genre « made by » Super-Fiston.

Une nouvelle période commence alors pour Super-Fiston, une période synonyme de « liberté », gagnée au prix d’une chute terrible. Super-Fiston peut désormais entrer et sortir de son lit sans l’aide de Papa et Maman. Bon forcément, nos nuits redeviennent un enfer. Pouf, pouf, pouf. Imaginez des petits pas – étouffés par la turbulette – puis des « Mamaaan », « Papaaa ». Le goût de la liberté. Forcément, on croque dedans quand on la gagne. Dernièrement, durant la nuit, on a dû le ramener au moins 10 fois dans son lit (ensuite il faut encore le calmer et faire en sorte qu’il se rendorme, ça prend du temps). J’ai dû dormir au max 3h. Bref, une période difficile qui, heureusement, s’est terminée assez rapidement – au bout d’environ 1 semaine cette fois. Il arrive encore aujourd’hui que Super-Fiston se lève la nuit et vienne nous voir, mais tout au plus une ou deux fois par nuit. C’est normal et c’est tout de suite plus gérable.

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