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L’angoisse du téléphone portable

Depuis que je suis Papa, je ne compte plus le nombre de crises d’angoisse que je vis au quotidien. C’est devenu presque normal d’avoir le coeur qui palpite et les mains moites. Ca arrive même plusieurs fois par jour. Le risque que Super-Fiston se fasse mal est par exemple très grand. Rien que sur la journée d’hier, on a frôlé la catastrophe plusieurs fois: je le revois encore avec un couteau à la main, ou debout en mode kamikaze sur le divan ou en train de s’étrangler parce qu’il ne mâche pas assez… Et j’en passe.

Si l’angoisse de voir son enfant finir aux urgences est normal, il existe d’autres angoisses moins courantes. Depuis plus d’un an, j’ai par exemple peur de mon téléphone portable. Sur une échelle de 1 à 10 – où 10 représente Super-Fiston à fond sur sa draisienne qui arrive à une intersection – mon angoisse du téléphone portable se situe à environ 9. Bref, c’est flippant. Ca me met dans tous mes états.

Pour être plus précis, mon coeur s’emballe quand mon téléphone portable affiche:

Appel de la crèche

Kita, c’est de l’allemand. Ca veut dire « crèche ».

Et ce n’est jamais bon signe quand la crèche appelle. Soit Super-Fiston est malade (c’est très souvent le cas). Soit il s’est fait mal. Ou – dernière option – il a dégommé un autre enfant à la crèche. Bref, une bouffée de panique m’envahit à chaque fois que s’affichent sur mon téléphone les lettres K-I-T-A. Ce genre d’appel implique aussi dans 90% des cas qu’il faille tout laisser en plan pour aller chercher Super-Fiston et chambouler du coup tout le programme de la journée. Vous l’aurez compris, c’est la m…

Mais comment en suis-je donc arrivé à avoir peur de mon téléphone portable?

Tout a commencé il y a un peu plus d’un an lorsque nous avons mis Super-Fiston pour la première fois à la crèche. Je me souviens encore des premiers moments émouvants de notre petit mouflon. Ca ne faisait même pas 5 minutes qu’il jouait assis tranquillement par terre qu’il s’était déjà pris une grosse balle de gymnastique dans la tête. La grosse balle en question faisait, en toute objectivité, au moins 100 fois sa taille. Roulé-boulé par terre et crash en pleurs. Ca commençait bien… Il faut dire qu’il ne marchait pas encore. Il était si petit et si fragile comparé aux autres enfants. Je me suis dit: « Super-Fiston va finir aux urgences, ça ne fait aucun doute ». A même pas encore 1 an, il ne faisait clairement pas le poids contre des enfants de 2 ans qui eux sont beaucoup plus vifs et représentent un vrai danger pour toutes les personnes aux alentours.

Si Super-Fiston a très rapidement oublié cette première mauvaise expérience, moi par contre elle m’est restée en tête. Je l’imaginais constamment seul au milieu de tous ces petits barbares qui allaient le frapper, le persécuter et le découper… Et j’attendais donc un coup de fil imminent de la crèche qui m’annoncerait qu’il lui manque un bras, un pied ou un oeil. C’est donc à ce moment précis que j’ai chopé mon angoisse du téléphone portable, qui ne m’a plus jamais quitté depuis ce jour. Quand mon téléphone sonne, j’imagine toujours le pire (oui je sais, faut pas!).

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